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PATEK PHILIPPE MUSEUM Premier étage
(II) :
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Le développement du sport révèle bientôt le caractère pratique de ce type de garde-temps et ce qui n'était d'abord qu'une fragile montre de gousset grossièrement montée sur bracelet se perfectionne peu à peu pour offrir une meilleure résistance et accorder son esthétique aux changements de modes et de styles de vie. Son succès va croissant et, une fois la montre de poche reléguée au rang des objets démodés, la montre-bracelet entre dans son âge d'or aux alentours de 1940, où elle accroît notablement sa technicité jusqu'à devenir, dans les années 1960, un symbole accompli de la société moderne. Le PATEK PHILIPPE MUSEUM retrace en quelque 500 pièces remarquables le premier siècle d'histoire de la montre-bracelet, de la première montre suisse de ce type (bracelet-montre de dame fabriqué en 1868 et vendu à la Comtesse Koscowicz en 1876, (Inv. P-49) au splendide chro-nographe à rattrapante pour homme n° 868.331 avec quantième perpétuel et phases de la lune (1955, Inv. P-606). On pourra notamment admirer l'une des premières Calatrava, Réf. 96 (1936, Inv. P-565). Un tour d'horizon exceptionnel qui édifiera les meilleurs connaisseurs. |
Patek Philippe & Cie, Genève, N° 868’331, Réf. 2571 Montre-bracelet d’homme, chronographe rattrapante à poussoirs rectangles, compteur de 30 minutes à 3 heures et échelle tachymétrique avec quantième perpétuel et phases de la lune - 1955. Délivrée le 21 juin 1955 à Gübelin & Co, Lucerne (Suisse). |
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Calatrava, symbole de l'excellence Née en 1932, la montre-bracelet Calatrava s'est immédiatement imposée comme le grand classique de l'élégance horlogère. Synonyme d'excellence, son nom est emprunté à la croix ornementale qui, adoptée pour emblème par Patek Philippe vers la fin du 19 e siècle, rehausse aujourd'hui la couronne de la plupart de ses montres. La croix de Calatrava a une longue histoire. Bien avant d'être gravée dans l'or d'un remontoir, elle flottait sur les bannières d'un ordre cistercien de moines chevaliers engagé, dès 1158, dans la lutte pour bouter l'envahisseur maure hors du royaume d'Espagne. L'ordre mit tant d'ardeur à défendre la forteresse de Calatrava que les rois catholiques Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille l'appelèrent à participer à la reconquête de Grenade. |
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L'heure
universelle Toute avancée technologique en suscite d'autres. Au 19e siècle, le développement des moyens de transport précipite les voyageurs dans un abîme de perplexité. Comment organiser ses déplacements quand chaque lieu du globe vit à l'heure de son propre zénith? Ingénieur ferroviaire, Stanford Fleming trouve une réponse dans la création d'un temps universel et la division du globe en 24 fuseaux horaires - adoptée en 1884 par les instances internationales. Cette nouvelle partition défie les horlogers, qui se mettent en quête d'un moyen mécanique permettant à leurs montres d'indiquer l'heure d'au moins deux villes du monde. On essaie sans grand succès d'incorporer à la montre deux mouvements synchronisés, jusqu'à ce que l'horloger genevois indépendant Louis Cottier invente, en 1935, un ingénieux dispositif d'affichage du temps universel. Patek Philippe fait alors appel à la collaboration de l'inventeur pour la production d'une longue série de montres-bracelets qui, indiquant l'heure de tous les fuseaux horaires, sont aujourd'hui parmi les plus convoitées des collectionneurs. |
Patek Philippe & Cie, Genève, N° 97’975 Montre-bracelet d’homme avec quantième perpétuel, phases et âge de la lune - 1925. Vendue le 13 octobre 1927 à Thomas Emery. Cette montre est la première montre-bracelet avec quantième perpétuel. |
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Quelques dizaines de pièces retracent, au PATEK PHILIPPE MUSEUM, les quinze premières années du modèle de montre le plus pérenne de l'histoire - de la Réf. 96 en acier de 1934 (Inv. P-952) à la Réf. en platine Cal. 12''' -120 de 1941 (Inv. P-885) en passant par la Calatrava, Réf. 570, de 1939, avec répétition à minutes, quantième perpétuel et phases de la lune (Inv. P-1065).
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![]() Patek Philippe & Cie, Genève, N° 867’857, Réf. 2512 Montre-bracelet d’aviateur avec chronographe rattrapante à poussoirs rectangles, compteur de 30 minutes à 3 heures et échelle tachymétrique - 1952. Délivrée le 14 juillet 1952 à Astrua & Cia, Turin (Italie). |
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![]() Patek Philippe & Cie, Genève, N° 138’285 Montre de poche savonnette à remontage au pendant avec répétition à minutes, Grande et Petite Sonnerie et carillon Westminster sur cinq timbres - 1909. |
Sonnerie et carillon Westminster sur cinq timbres, le garde-temps du 3 e duc de Régla (1909, Inv. P-534) est sans doute, avec le Calibre 89, la Packard et les Graves, la pièce la plus impressionnante exposée sous cette catégorie. Elle avoisine pourtant d'autres chefs-d'oeuvre dont la ravissante Répétition à minutes de la poétesse Anna de Noailles (1894, Inv. P-128) et une remarquable montre de poche avec répétition à minutes sur trois timbres, quantième perpétuel avec phases et âge de la lune, double chronographe et réveil, fabriquée entre 1921 et 1923 (Inv. P-822).
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![]() Délivrée le 24 mars 1910 à P. G. de Cervantes pour être vendue à Don Carlos Rincón-Gallardo y Romero de Terreros, 3e duc de Régla (1874-1950), Mexico. |
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Entre autres merveilles horlogères, dont une élégante répétition à minutes de forme tonneau "tortue" créée pour Henry Graves Jr (1929, Inv. P-650), le PATEK PHILIPPE MUSEUM présente la plus fascinante des 13 montres compliquées fabriquées à la demande de James Ward Packard de 1900 à 1927. Cette exceptionnelle montre de poche à remontage au pendant ne réunit pas moins de 10 complications horlogères, répétition à minutes sur trois timbres, quantième perpétuel avec phases et âge de la lune, indications du lever et du coucher du soleil, équation du temps et… une magnifique carte céleste en émail bleu figurant les mouvements de plus de 500 étoiles, tels qu'ils peuvent être observés depuis le lieu de résidence de son commanditaire américain, près de Warren dans l'Ohio (1927, Inv. P-704). Le Calibre 89
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Patek Philippe & Cie, Genève, N° 198’023 Montre de poche de type découverte à remontage au pendant avec répétition à minutes sur trois timbres, quantième perpétuel avec phases et âge de la lune, indications du lever et coucher du soleil, équation du temps, carte céleste telle quelle peut être observée à Warren. Ohio, U.S.A. - 1925-27. Vendue le 6 avril 1927 à James Ward Packard (1863-1929), Warren - Ohio (U.S.A.). |
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Montres commémoratives Tout anniversaire n'est-il pas l'occasion de revenir sur son passé? La manufacture Patek Philippe trouve dans leur célébration l'opportunité de prouver l'étendue exceptionnelle de son savoir-faire à travers la création de pièces spéciales réalisées, dans le respect de la haute tradition, avec le désir de se surpasser. Produits en séries limitées, ces précieux garde-temps témoignent des dernières avancées technologiques d'un art horloger porté au comble du raffinement. Prouesses esthétiques et exploits techniques, de nombreuses pièces commémoratives jalonnent ainsi l'histoire de Patek Philippe. Précédée par celle des belles Impériales, des modèles Officier et de l'Heure Sautante, la création du Calibre 89, garde-temps le plus compliqué au monde, offre un retentissement mondial au cent cinquantenaire de la manufacture (1989). L'inauguration des nouveaux bâtiments de la manufacture en 1997 donne le jour aux montres Pagoda inspirées des années 1950 et à une magnifique collection de 30 montres-bracelets chronomètres à répétition. Enfin un superbe chronomètre 10 Jours marque l'année du millénium, précédant l'entrée en scène du Star Caliber 2000, nouveau chef-d'oeuvre de la complication horlogère, qui ne manquera pas d'enrichir un jour la collection du Museum. |
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![]() Baies sauvages Patek Philippe & Cie, Genève, N° (810’799) / 893’357 Montre d’habit de type découverte à remontage au pendant - Décor ciselé et émaillé, serti de corail rouge - 1927. |
Les cadrans en
émail cloisonné |
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![]() La Madonna della Sedia d’après Raphaël (1483-1520) Les Armoiries d’alliance de la Pologne et de la Lituanie Patek, Philippe & Cie, Genève, N° 4’840 |
Du Port de Dordrecht d'après Albert Cuyp (1967, Inv. P-132) à Bord d'un fleuve d'après Jean-Baptiste Corot (1976, Inv. P-258) en passant par Voiliers dans un port par un ciel d'orage d'après Eugène-Louis Boudin (1973, Inv. P-198), un voyage enchanteur au pays du talent. |
![]() Montre-pendentif savonnette à remontage au pendant. Email par Gaspard Lamunière (1810-1865), Genève - 1850. Cette montre a appartenu à la comtesse polonaise Fyskiewicz. |
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