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L'auteur

Caroline Sermier, est employée chez Audemars Piguet (Renaud & Papi SA) depuis mars 89.
De formation économique et littéraire, Caroline Sermier, s'est prise de passion pour l'horlogerie dès son arrivée chez Renaud & Papi.
Aujourd'hui son activité en tant que responsable de la communication lui permet d'allier avec bonheur son goût pour l'écriture et sa fascination pour les montres compliquées et en particulier pour les finitions et la décoration des montres haut de gamme.

27. Les montres à sonnerie

 

Les montres à sonnerie

Généralités:

I) Historique :

Depuis l’antiquité, on a cherché à annoncer l’heure par un signal sonore. Déjà, certains modèles élaborés d’horloges à eau ou clepsydres étaient munies de carillons, de gongs ou de boules qui venaient frapper un timbre.
Plus tard, le guet commentait l’heure nocturne frappée à l’horloge des tours, beffrois et cathédrales en s’écriant :« Bonne gens, tout est calme, il en a sonné trois… »
Au moyen âge, le monastère ou la cathédrale annonçaient l’heure grâce à des cloches actionnées manuellement.

Au XIV siècle l’invention de l’horloge mécanique permit d’ajouter au mouvement un dispositif de sonnerie. Parfois, on le plaçait derrière le mécanisme en le munissant d’un rouage et d’un poids autonomes.
Ce rouage spécial actionnait le marteau qui allait frapper un timbre.
Ce système de sonnerie très simple à été utilisé jusqu’au XVIème siècle, époque où il fut modifié afin de faire correspondre le nombre de coups sonnés à l’heure annoncée. Pour ce faire on lui ajouta une grande came nommée chaperon.

Plus tard, aux environs de 1676, L’anglais Edward Barlow inventa un mécanisme de sonnerie à répétition ; autrement dit à volonté : pour connaître l’heure il suffisait d’actionner un « tirage » installé sur les pendules.

Depuis la fin du XIXème siècle, ce mécanisme, miniaturisé, perfectionné mais jamais passé de mode se retrouve désormais à l’intérieur des montres bracelets d’une majorité de marques de prestige. (ex: ci-contre)

II) De nos jours, les montres à sonnerie se divisent ainsi :

1. La montre réveil : elle possède un avertisseur sonore qui peut être déclenché, à une heure déterminée à l’avance, par la manœuvre du bouton de mise à l’heure du réveil.
2. Les répétitions : Elles indiquent les heures par une sonnerie à volonté.
Répétition à quarts : Pour chaque heure, elle sonne un coup sur un timbre à tonalité grave et pour chaque quart deux coups, le premier sur un timbre à tonalité aiguë, le second sur un timbre à tonalité grave.
Répétition à demi/quarts: comme la précédente, mais frappe en plus, un coup sur timbre à son aigu toutes les fois que les aiguilles marquent 7 1/2 minutes de plus qu’un quart.
Répétition cinq minutes : elle sonne après les heures, un coup pour chaque 5 minutes sur un timbre à tonalité aiguë.
Répétitions minutes : Pour chaque heure, elle sonne un coup sur un timbre à tonalité grave. Pour chaque quart, elle sonne deux coups, un aigu suivi d’un grave. Elle sonne ensuite un coup aigu pour chaque minute qui dépasse le quart.
Le carillon : répétition où les quarts sont sonnés sur trois ou quatre timbres de tonalités différentes. Elles permettent ainsi des mélodies, celle de Westminster étant la plus connue.

3. La grande sonnerie :

C’est la reine des montres à sonnerie. En effet, en plus de son mode automatique, c’est à dire qu’elle sonne les heures et les quarts au passage comme une horloge (voir mode d’emploi ci-contre), elle peut également, à l’instar d’une répétition, donner l’heure à volonté par le jeu d’un poussoir adapté à la carrure. On rencontre par fois des grandes sonneries à répétition quarts, voire demi-quarts mais la plus appréciée est assurément la grande sonnerie à répétition minutes

Conclusion :
Indispensable jusqu’à l’invention des modes d’éclairage modernes, des cadrans et des aiguilles luminescentes, la montre à sonnerie est aujourd’hui la reine des complications horlogères.
C’est une montre dite compliquée dont le prix de revient est élevé.

 


Horloge du Campanile érigée en 1530 en Italie, Agrémentée de deux jacquemarts frappant tour à tour sur une cloche .


La montre considérée comme la plus complexe jamais fabriquée réalisée par Le Roy en 1897


Répétition minutes carillon Edward Piguet avec indications de sonnerie et réserve de marche 1998-99 . Cette montre a obtenu le grand prix d’horlogerie de Genève en janvier 2001


Grande sonnerie dynamographe Audemars Piguet—1999

   

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