Les
montres à sonnerie
Généralités:
I) Historique :
Depuis l’antiquité, on a cherché à annoncer l’heure
par un signal sonore. Déjà, certains modèles élaborés d’horloges
à eau ou clepsydres étaient munies de carillons, de gongs
ou de boules qui venaient frapper un timbre.
Plus tard, le guet commentait l’heure nocturne frappée à
l’horloge des tours, beffrois et cathédrales en s’écriant
:« Bonne gens, tout est calme, il en a sonné trois… »
Au moyen âge, le monastère ou la cathédrale annonçaient l’heure
grâce à des cloches actionnées manuellement.
Au
XIV siècle l’invention de l’horloge mécanique permit
d’ajouter au mouvement un dispositif de sonnerie. Parfois, on
le plaçait derrière le mécanisme en le munissant d’un rouage
et d’un poids autonomes.
Ce rouage spécial actionnait le marteau qui allait frapper un
timbre.
Ce système de sonnerie très simple à été utilisé jusqu’au XVIème
siècle, époque où il fut modifié afin de faire correspondre
le nombre de coups sonnés à l’heure annoncée. Pour ce faire
on lui ajouta une grande came nommée chaperon.
Plus tard, aux environs de 1676, L’anglais Edward Barlow inventa
un mécanisme de sonnerie à répétition ; autrement dit à volonté
: pour connaître l’heure il suffisait d’actionner un « tirage »
installé sur les pendules.
Depuis la fin du XIXème siècle, ce mécanisme, miniaturisé,
perfectionné mais jamais passé de mode se retrouve désormais
à l’intérieur des montres bracelets d’une majorité de marques
de prestige. (ex: ci-contre)
II)
De nos jours, les montres à sonnerie se divisent ainsi :
1.
La montre réveil : elle possède un avertisseur sonore qui
peut être déclenché, à une heure déterminée à l’avance, par
la manœuvre du bouton de mise à l’heure du réveil.
2. Les répétitions : Elles indiquent les heures par une
sonnerie à volonté.
Répétition à quarts : Pour chaque heure, elle sonne un
coup sur un timbre à tonalité grave et pour chaque quart deux
coups, le premier sur un timbre à tonalité aiguë, le second
sur un timbre à tonalité grave.
Répétition à demi/quarts: comme la précédente, mais frappe
en plus, un coup sur timbre à son aigu toutes les fois que les
aiguilles marquent 7 1/2 minutes de plus qu’un quart.
Répétition cinq minutes : elle sonne après les heures,
un coup pour chaque 5 minutes sur un timbre à tonalité aiguë.
Répétitions minutes : Pour chaque heure, elle sonne un
coup sur un timbre à tonalité grave. Pour chaque quart, elle
sonne deux coups, un aigu suivi d’un grave. Elle sonne ensuite
un coup aigu pour chaque minute qui dépasse le quart.
Le carillon : répétition où les quarts sont sonnés sur
trois ou quatre timbres de tonalités différentes. Elles permettent
ainsi des mélodies, celle de Westminster étant la plus connue.
3. La
grande sonnerie :
C’est la reine des montres à sonnerie. En effet, en plus de
son mode automatique, c’est à dire qu’elle sonne les heures
et les quarts au passage comme une horloge (voir mode d’emploi
ci-contre), elle peut également, à l’instar d’une répétition,
donner l’heure à volonté par le jeu d’un poussoir adapté à la
carrure. On rencontre par fois des grandes sonneries à répétition
quarts, voire demi-quarts mais la plus appréciée est assurément
la grande sonnerie à répétition minutes
Conclusion
:
Indispensable jusqu’à l’invention des modes d’éclairage modernes,
des cadrans et des aiguilles luminescentes, la montre à sonnerie
est aujourd’hui la reine des complications horlogères.
C’est une montre dite compliquée dont le prix de revient est
élevé.