La décoration des mouvements
Le
préambule : A l’instar de la finition, la décoration est une
opération qui consiste à créer un état de surface agréable à regarder.
Cependant, dans le premier cas, on travaillera la pièce elle-même
en la peaufinant dans les moindres détails alors que dans le second
cas on ajoutera à la pièce un décor du type : gravure, côte de
Genève, perlage, soleillage, guillochage… ou encore ciselage.
Nous allons ici en développer quelques exemples.
Différents types de décoration :
III. LE PERLAGE :
Son utilité : Appelé également œil de perdrix
ou pointillage, le perlage est un type de décoration utilisé assez
couramment sur les ponts, les platines, les fonds de noyures,
les cadrans. Il s’agit de cercles formés de traits concentriques
très rapprochés ou même empiétant les uns sur les autres.
Les méthodes :
1. La méthode artisanale : Cette décoration est obtenue avec
l’extrémité plate d’une cheville de bois de 2 mm de diamètre environ,
qui tourne chargé. avec une pâte humide de poudre à poncer.
Le dessin est formé en amenant la tige tournante en contact avec
la pâte qui marquera la surface de la pièce à intervalles réguliers.
2. La méthode industrielle : Ce genre de machine (photo
ci-contre) est encore peu répandue car très onéreuse, elle fonctionne
à partir d’une commande numérique et conviendra pour les grandes
séries.
Un perlage de qualité est un perlage régulier ce genre de décoration
est difficile à obtenir et demande un savoir faire et une grande
maîtrise.
L’abarasif utilisé doit être choisi en fonction de la profondeur
de décor désirée et doit être changé régulièrement si l’on veut
garder la profondeur initialement choisie.
IV.
LE GUILLOCHAGE :
Son utilité : (photo 11) Le guillochage est une décoration constituée
de motifs géométriques gravés dans la surface de la pièce.
Ce sont des dessins extrêmement variés composés de lignes qui
se croisent et s’entrecroisent en vue d’obtenir un résultat décoratif.
Il s’agit en fait d’une combinaison de lignes droites et circulaires
qui a bénéficiée d’un grand engouement au début du XIXème siècle.
La complexité de ce travail et l’habileté nécessaire ont limité
ce type de décoration aux montres très onéreuses.
Actuellement les marques de prestige désireuses de décorer leurs
boites ou cadrans avec du guillochage recherchent des machines
anciennes très rares et les restaurent.
La
méthode : En premier lieu, la surface de la pièce doit être
particulièrement soignée, car dans le cas contraire, le guillochage
serait déformé.
Ensuite on préparera la pièce en l'adoucissant pour avancer au
maximum le travail de polissage puis en la matifiant avec de la
pâte de finition afin de bien faire ressortir la marque du guide
pendant le guillochage proprement dit. On terminera avec un polissage
apportant le brillant final.
Le burin devra être ajusté en fonction de la matière utilisée
et de la profondeur désirée. Une hauteur correcte du burin est
également essentielle pour éviter une déformation du motif à guillocher.
Le nombre de vagues sur le cercle à guillocher ainsi que le motif
est une question de choix personnel.
On vérifiera que la pièce est mise à plat de sorte que le guide
soit en contact avec la surface de la pièce d'une manière égale
sur tout le pourtour.